Diffusion sur France 3 national dans « La Case de l’Oncle Doc. »

00h20

14 réponses à Diffusion sur France 3 national dans « La Case de l’Oncle Doc. »

  1. Pierre L., Alger. dit :

    23 h 30, Alger.
    Ce mardi soir, j’attends devant la télévision, avec grande confiance « ta relecture » du testament de Christian et de ses frères. Ayant su apprécier ta sensibilité et ta capacité d’écoute, je suis pleinement confiant et désireux de t’entendre me le redire.
    A toute à l’heure.
    Merci. C’était, à mon goût. Très bon.
    Bien sûr, t’ayant longuement écouté, j’ai su déceler ce qui, par très légères touches, invitait à une réflexion sur la non-violence et tendait à réhabiliter un Islam, trop souvent identifié à sa seule mouvance, non spirituelle.

    J’ai particulièrement aimé le jeu de photos des moines, en uniforme de l’armée française, nous renvoyant chacun au très difficile discernement de notre propre rapport à la violence.
    Merci encore, Pierre L., Alger.

  2. Elisabeth B. Montélimar. dit :

    Merci Emmanuel pour ce beau documentaire, longuement mûri.
    Engagé. Prenant en compte toutes les victimes de la spirale de la violence.
    Travail, tout en discrétion et respect dont les intervenants me touchent.
    Si pour moi, sœur de Christophe, je n’apprends rien de nouveau, le ton et les images me font du bien.
    Et ça va loin… leur mort et celle de tant d’autres, engagés dans la même amitié
    et fidélité.
    J’ai beaucoup aimé entendre le témoignage de la nièce de Paul et de son mari.
    Amitiés, Elisabeth B. Montélimar.

  3. M. D. Alger. dit :

    Merci pour le film, regardé hier soir.
    Je l’ai trouvé très proche de la réalité que tu as su sentir.
    En espérant te revoir bientôt en Algérie, quand les choses se seront détendues,
    par rapport à cet évènement.
    M. D. Alger.

  4. B et M. Paris. dit :

    Cher Ami,
    Bien vu et beaucoup apprécié hier soir la diffusion du film « Le testament de Tibhirine ».
    Je n’ai personnellement pas pu enregistrer l’image, seulement ( et déjà! ) le son.
    Je souhaiterais disposer d’une version DVD, dès que ce sera possible.

    L’article de l’hebdomadaire « La Vie » regrette le silence sur la situation de l’Eglise d’Algérie aujourd’hui. Pour nous, qui sommes allés sur place, nous n’avons pas ressenti cette « lacune », sauf à considérer qu’il fallait nommer, quantifier et localiser l’Eglise – Institution, ce qui aurait été un autre sujet et certainement une tout autre approche de sensibilité.
    Il ne faut pas tout mélanger.

    Nous avons ressenti une validation de l’esprit de famille, dans ce qu’il a de plus noble, intime, universel et intemporel…
    Comment enfin, ne pas faire un rapprochement étonnant avec Jésus, personnifié par l’ensemble des 7 frères, et en particulier ces images du monastère vide, comme l’était le tombeau, au matin de Pâques!

    Il faut donner le maximum de diffusion à votre documentaire.
    Encore merci et bravo. B et M. Paris.

  5. Ahmed. dit :

    Cher Monsieur
    J’ai sous les yeux la fiche de présentation de votre film « Le testament de Tibhirine ».
    Je lis :
    « Christian, l’un des sept moines assassinés en Algérie, avait écrit son testament.
    Christophe a laissé un Journal…
    Dix ans après leur mort, ces hommes nous disent pourquoi et comment, ils ont choisi de rester aux côtés de leurs voisins du village de Tibhirine.
    Ils se savaient sur cette « faille » qui pourrait séparer le Nord du Sud, l’occident du monde musulman.
    Ils ont vécu avec l’espoir qu’elle ne devienne pas « ligne de fracture ».
    Un film d’une étonnante actualité ! »

    Cher Monsieur, je ne peux pas ne pas commenter !
    Il y est question de la
    « faille qui sépare le Nord du Sud, l’Occident du monde musulman ».
    C’est une image très dangereuse et même fausse.

    Une question d’abord :
    Que sont les moines de Tibhirine et l’ensemble des Pères Blancs, les Sœurs du Père de Foucault par rapport à l »Occident », s’ils ne font pas partie du monde musulman ?
    Ou encore, que sont-ils par rapport au Nord ou au Sud ?
    Ce sont là des « divisions » très à la mode, prônées par les adeptes du « choc des civilisations » qui embraserait actuellement le monde ( Irak, Palestine ou plus localement, les Banlieues…)

    Si « faille » il y a, en Algérie au moins ( et j’en connais un petit bout ) c’est celle qui sépare les intégristes, des laïques — non pas ceux qui rejettent les religions, mais ceux qui ont adopté dans leur ligne de conduite, le fond humaniste commun à toutes les religions.
    C’est la « faille » qui sépare, d’une part certains islamistes, aux idées et aux propositions moyenâgeuses, de ceux d’autre part, qui luttent ou qui rêvent d’un modèle de société basé sur des valeurs universelles de paix et de démocratie.

    Supposez, un court moment, être dans la peau de l’un de ceux ou celles qui, tous les jours, dans le Sud ( ou dans le monde musulman, comme il est dit ) luttent, souvent au péril de leur vie, pour la démocratie, ou simplement pour un semblant de citoyenneté… Et que vous lisiez une telle phrase, qui n’est ni la première ni malheureusement la dernière, du genre… Dans quel état de terrible isolement, vous vous sentiriez alors ! !

    Evidemment, je n’ai aucun reproche à vous faire, directement.
    Mais, je sentais qu’il était nécessaire de rappeler ces vérités à méditer, à ceux qui ont rédigé ce texte, s’ils l’ont fait par inattention, car hélas, ce n’est pas toujours évident.
    Il est dommage que cela se mêle à l’annonce d’une telle œuvre.

    Merci. Bien cordialement, Ahmed.

    « Christian, l’un des sept moines assassinés en Algérie, avait écrit son testament.
    Christophe a laissé un Journal…
    Dix ans après leur mort, ces hommes nous disent pourquoi et comment, ils ont choisi de rester aux côtés de leurs voisins du village de Tibhirine.
    Ils se savaient sur cette « faille » qui pourrait séparer le Nord du Sud, l’occident du monde musulman.
    Ils ont vécu avec l’espoir qu’elle ne devienne pas « ligne de fracture ».
    Un film d’une étonnante actualité ! »

    • E. Audrain dit :

      Cher Ahmed, que je ne connais pas.
      Merci, d’avoir pris le temps d’écrire cette mise au point.
      Je suis l’auteur-réalisateur de ce film documentaire et de ce texte qui l’annonçait.
      Votre réaction m’éclaire ; cette formulation est inappropriée, maladroite.
      Et blessante !
      Je n’ai compris cela, qu’après vous avoir lu.

      La « faille » et la « ligne de fracture »… passent, effectivement, entre les hommes de bonne volonté, respectueux de tout homme et … ceux qui, excluent « l’autre », l’enfermant dans une condamnation, souvent définitive.
      Recourant éventuellement, à la violence armée, pour faire triompher leur point de vue.

      Ahmed, je vous prie de m’excuser.
      Je vous remercie beaucoup pour votre mise au point, E. Audrain.

  6. Patrice C. réalisateur. Paris. dit :

    Cher Emmanuel,
    Je viens seulement de voir ton film que j’avais enregistré.
    Bravo! C’ est un travail extrêmement juste.
    Le film dit l’essentiel, sans pathos, sans anecdote, sans pittoresque.

    J’ai apprécié l’utilisation que tu fais des photos.
    J’ai aimé les images qui soutiennent les extraits du Journal, les lieux, la nature…
    J’ai été très touché par la qualité du témoignage de l’ermite.

    C’est exactement ça, la « bonne » télévision de service public, que nous réclamons.
    Mais, compte tenu des temps qui courent, un film comme le tien sur France 3, c’est un petit miracle !

    Bien amicalement, Patrice C. réalisateur. Paris.

  7. Pierre L. Paris. dit :

    Bonjour Emmanuel
    J’ai vu ton film, grâce à mon frère qui l’avait enregistré.
    Beaucoup d’éloges et surtout une présence constante, au travers des photos et séquences, des Algériens. On sent « l’immersion » des Frères.
    Les vues de Tibhirine sont magnifiques et les témoignages sont bien ceux que laissaient espérer la qualité et la profondeur de leurs auteurs, ainsi que le climat de confiance et d’écoute, créé par le réalisateur!
    Mais, que cela a du être difficile de « choisir » et donc d’éliminer!
    A bientôt de se revoir, Inch Allah. Pierre L. Paris.

  8. Critique de Bertillie : Le Testament de Tibhirine dit :

    Critique de Bertillie : Le Testament de Tibhirine
    Un documentaire d’Emmanuel Audrain.
    Diffusé en mai 2006 sur France 3 à 0h20, ce documentaire a néanmoins eu un large écho dans la presse, intriguée par la forme si réservée du film.

    Mai 2006, dixième anniversaire de la mort violente des trappistes du monastère de l’Atlas, à Tibhirine , en Algérie. Ils étaient menacés de mort depuis 3 ans par les terroristes islamiques, comme tous les ressortissants étrangers. Les moines avaient choisi de rester à leur place, aux côtés de leurs frères musulmans du village, avec qui ils cultivaient la terre, priaient, dont ils partageaient les peines et les joies. Les dangers aussi. Pour eux, c’était choisir la vie et surtout pas, comme le voudrait une vision fantasmatique, aller délibérément au martyre.

    Emmanuel Audrain raconte avoir été « bousculé » par la lecture du testament de frère Christian, prieur de la communauté, écrit en 1993 et confié à sa famille. Pour tenter d’atteindre à cet indicible de la foi que paraît être, humainement, l’exercice de la charité fraternelle, le réalisateur a choisi de ne pas insister sur l’enquête policière, d’éviter absolument l’aspect sensationnel d’une telle histoire et de donner la parole à d’humbles amis de la communauté. Le documentaire est composé d’interviews et de larges plans paisibles du monastère vide aujourd’hui, mais qui reste entretenu par des mains invisibles. Quelques photos des moines et de leurs voisins musulmans donnent une idée de la paix et de la beauté qui règnent encore en ces lieux. A la surenchère d’images violentes qui envahit nos vies par les écrans de télévision et de cinéma, ce film oppose un regard spirituel de toute beauté sur un témoignage bouleversant de foi.

    « J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même celui-là qui me frapperait aveuglément. J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint. Je ne saurais souhaiter une telle mort, il me parait important de le professer.
    Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payé ce que l’on appellera, peut-être, « la grâce du martyre » que de le de voir à un algérien quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l’islam qu’encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.
    L’Algérie et l’islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. »

    Extrait du testament spirituel du père Christian de Chergé, prieur du monastère de Thibirine.

  9. Claude R. Algérie. dit :

    Cher Emmanuel.
    MERCI pour ton travail.
    Cela a valu la peine de prendre la direction que tu as prise!
    Tu as été fidèle à ce que nos frères ont été.
    Et à ce qu’ils ont voulu transmettre.
    Bien fraternellement. Claude R. Algérie.

  10. La communauté religieuse de l'Immaculée. Rennes. dit :

    En communauté, nous avons regardé votre beau film, diffusé sur France 3. Merci, pour cette réalisation d’une grande profondeur et qui appelle à cette ouverture d’humanité si indispensable, pour que vienne cette Paix, donnée par le Ressuscité. Encore merci. La communauté religieuse de l’Immaculée. Rennes.

  11. Jean-Marie L. Algérie. dit :

    Félicitations, très bonne réflexion sur le message des frères.
    A plus… Et encore merci pour ce témoignage fort.
    Jean-Marie L. Algérie.

  12. Patrick L. Bretagne. dit :

    Je viens de voir le film : bravo !
    J’ai beaucoup apprécié, notamment le passage où il est dit que les risques étaient constamment réévalués, en fonction des enjeux. Cela montre clairement qu’il n’y avait pas une sorte de fascination morbide, quasi suicidaire du sacrifice. Merci.
    J’envoie régulièrement des informations concernant le Pardon islamo chrétien de Vieux-Marché, en Côtes d’Armor. Souhaitez-vous être sur mes listes ?
    Amitiés, Patrick L. Bretagne.

  13. Renée le B. Lorient. dit :

    Bravo pour ce film !
    Inattendu, pour moi ; c’est plein d’émotions à travers les témoignages des uns
    et des autres, plein de vérité et d’amour.
    Ces hommes ont été, exemples vivants, dans ce pays si attachant mais si plein
    de violence.

    Puis-je vous demander ce qui vous a « poussé » vers Tibhirine ? On est loin
    de la Bretagne, des gens de mer et des « Enfants de l’Erika »…
    Une remarque, je l’ai lue aussi dans Télérama, pourquoi n’avoir recueilli aucun propos d’Algériens ?

    En tout cas, Bravo et Bon courage pour ce que vous faites.
    Renée le B. Lorient.
    J’ai un cousin trappiste à Timadeuc, nous nous voyons régulièrement.

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