| C’est quelques jours après
l’annonce de la mort des sept moines, que la presse du monde entier
a publié le testament du père Christian, le prieur de la communauté.
Dans ces lignes, qu’il avait écrites deux ans et demi plus tôt, il
revenait sur ses choix ; « ma vie était donnée à Dieu et à ce pays
». Il disait son souhait que l’Islam qu’il respecte, ne soit pas entaché
par sa mort ; |
« L’Algérie et l’Islam,
pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. »
C’est, parce qu’il y a dix ans, j’ai été bousculé par ce texte, que
ce film est advenu. En rencontrant les familles des sept moines, j’ai
découvert que ces hommes formaient une « communauté ». Leurs différences
de caractère, mais aussi leurs différences sociales, |
politiques, religieuses…avaient
parfois été sources de friction, mais peu à peu, elles étaient devenues
sources de richesse. Incontestablement, ils avaient cheminé, ensemble.
Leur option de « rester », malgré les menaces, aux côtés de leurs
voisins du village de Tibhirine, était un choix commun. |