| Ce qui est extraordinaire
dans l’attitude de Christian, lors de cette nuit de Noël 1993… C’est
que précisément, face à cette menace, face à ce risque qu’il expérimente
très profondément, il a cette « attitude désarmée », vis à vis de
son adversaire, auquel il parle comme à un frère. Il a le sentiment
que, oui… son pouvoir a été désarmant, vis à vis de l’autre. Ce qu’il
dit aussi, c’est qu’il refuse de |
céder. Il est désarmé,
mais il résiste.
C’est cette résistance, qui est à la fois spirituelle, mais aussi
quelque part politique.
Les demandes de son adversaire, sont finalement des demandes politiques.
Peut-être, a t-il voulu le compromettre, en lui faisant accepter des
demandes. Le rendre, en quelque sorte « collaborateur » des « frères
de la montagne ». Complice. |
Sous la menace des armes.
Christian, non seulement, il est désarmé, mais il résiste, dans sa
manière d’être désarmé.
Très souvent, ce mot de « désarmement », va revenir dans les expressions
utilisées par Christian et par les frères. C’est ce que j’appellerai
« l’exigence évangélique de désarmement ». |