Résumé

Au moment du dixième anniversaire de la mort des sept moines, le film explore les raisons pour lesquelles ces hommes sont restés, aux côtés de leurs voisins du village de Tibhirine.

En restant, les moines rejoignaient cette résistance quotidienne que l’ensemble du peuple algérien, opposait à la terreur. Ils espéraient, comme ce fut le cas, lors de cette nuit du 24 décembre 1993, où un Groupe armé pénétra au monastère, qu’une attitude non-violente, pourrait désarmer la violence.
Dans leur jeunesse, plusieurs d’entre eux avaient participé, dans le cadre de leur service militaire, à une Guerre d’Algérie qui les avait marqués.
Ce film raconte l’attachement profond de cette dizaine d’hommes pour ce pays.
A Tibhirine, en vivant d’une exploitation maraîchère, travaillée avec quatre jeunes voisins – leurs « associés » – ils écrivaient une nouvelle page de cette histoire commune.

L’islam… Certains moines en ont une grande connaissance et un profond respect. Ils ont même prêté une salle du monastère qui est devenue, mosquée pour le voisinage ; chaque jour, les cloches cohabitaient avec l’appel du muezzin.
Dans son testament qu’il avait confié à sa famille, Christian, le prieur de la communauté, affirme sa confiance pour ce peuple qu’il aime, son estime pour l’Islam et pardonne à l’avance à son meurtrier.

En s’appuyant sur ce testament et sur le Journal que tenait l’un des moines, ce film redonne la parole à ces « justes ».
Ils sont morts, mais leur « pensée » – nourrie de leurs vies de religieux – reste d’une étonnante actualité. Par rapport aux relations nord-sud. Par rapport à notre monde, malade de la violence. Par rapport à la rencontre de « l’autre », différent…
Cette pensée, ces choix « citoyens », vécus anonymement à Tibhirine, ils les ont signés de leurs vies.

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